Jevli's blog

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jeudi, septembre 6 2007

Celui qui avait 3 ans

Aujourd'hui, nous avons 3 ans.

je me souviens du jour où je l'ai rencontré...enfin, je ne m'en souviens pas vraiment alors qu'il était assis à côté de moi. Je ne l'ai pas du tout calculé ce jour-là. C'est en recoupant nos histoires que nous nous sommes rendus compte que c'était ce jour-là que nous nous étions rencontrés. J'étais plutôt occupée à manger des yeux mon autre voisin. Le célébrissime El enfoiros. Ah l'amour, quelles conneries ça peut nous faire faire.
Si je compte bien, cette rencontre a dû avoir lieu début 2003, entre janvier et juillet forcément, vue que c'est le temps qu'à duré mon idylle avec El enfoiros.

je ne sais pas comment les choses ont évolué. Nous sommes partis entre amis en espagne en août 2004 et mon regard a changé là-bas. Pas que j'étais amoureuse de lui, après le lycée, je ne tombais plus amoureuse de quelqu'un au premier regard. Mais j'avais envie d'essayer quelque chose avec lui. Bon d'accord, ça faisait longtemps que j'étais seule (quasi le temps de fabriquer un bébé) et j'avais besoin de tendresse, mais c'est sur lui que j'ai jeté mon dévolu. Attention, ce n'était pas par dépit, ni parce que j'avais rien d'autre à me mettre sous la dent. Je sentais qu'avec lui, ce serait autre chose, je sentais qu'avec lui je ne souffrirais pas. Je ne savais pas encore que les choses seraient si simples et faciles, mais je m'étais juste dit : "pourquoi pas".

J'ai ramé tout le temps des vacances, usant moultes stratagèmes aussi lourds que téléphonés. La chanson ne s'appelle pas "les sabots d'Hélène"pour rien. Les miens étaient plus que gros.
Il a fait semblant de ne rien voir tout ce temps. Enfin, je pensais qu'il avait vu quelque chose, mais je me demandais bien quoi. Je ne suis pas très patiente. au bout de 10 jours, j'estimais que s'il n'avait pas saisi sa chance, c'est que je ramais dans le vide.

sauf que...monsieur s'est réveillé une fois revenu en france. Il a eu de la chance, j'étais prête à laisser tomber. 2 jours après notre retour, ile me proposait une balade au parc monceau après le boulot. Notre histoire débuta maladroitement le 6 septembre 2004.

Maladroitement, car je déteste ces premiers pas dans une relation. Je ne me sens pas du tout à l'aise, mal dans mes baskets. Si je ne persévère pas, c'est simple je m'en vais en courant. Je l'ai déjà fait plusieurs fois au grand désespoir de ces messieurs que j'avais pourtant fait poireauter pour leur céder quelques jours seulement.

Je me suis accrochée et petit à petit, notre relation s'est renforcée...et aujourd'hui nous en sommes là, une nouvelle région, une mouvelle maison et bientôt un pacs. Et tout est si simple et plein de complicité. et si c'était juste ça l'amour ?

dimanche, décembre 24 2006

Histoire de nowell (note du 24/12/2003)

Noel est un jour particulier pour bon nombre d'entre nous, mais vous ne trouvez pas qu'on n'a perdu de cette magie de noel ? je n'ai plus cette excitation dans l'attente du jour J. Ce jour devient un jour comme un autre. Peut-etre parce que je n'ai pas ou plus tous ceux que j'aime autour de moi pour le féter, peut-etre parce que j'en attends trop de cette journée. C'est une question qui reste en suspens.




Vous souvenez vous de vos noels d'enfance?

Je m'en souviens comme si c'était hier.

tous les convives sont autour de la table, la famille, les oncles,les tantes, les cousins les cousines et les grands parents qui président la table. les mets sont succulents, l'ambiance chaleureuse et l'alcoolcoule à flot. tout le monde est heureux en cet instant et ressent la chaleur de la cheminée'réchauffer les coeurs.

Les enfants tiennent difficilement à table, l'heure tant attendue approche, mais il faut rester sage, sinon sonne le glas et la sanction ne tarde pas à tomber.

soudain, une sonnette retentit. c'est l'effervescence, un fauteuil est installé au milieu de la pièce, une petite lumière tout près et le reste de la salle dans la pénombre. Que le spectacle commence. on pourrait presque voir se lever le rideau.

Un homme grand et gros approche. une ame d'enfant ne fait pas de différences entre gros, enrobés, costaud, pour lui, rien n'est péjoratif, c'est un homme grand et gros, impressionnant. il porte un costume rouge et une barbe blanche. Les adultes disent qu'il s'agit du père noel. c'est la première fois que j'entends ce terme..après tout, je n'ai que 2 ans à l'époque.

certaines de mes cousines pleurent, elles doivent avoir peur. l'homme s'assoit, les adultes s'affairent autour de lui pour apporter les paquets. doucement, l'homme nous appelle, tantot un cousin, tantot une cousine, puis j'entends enfin mon nom... La timidité me gagne, j'ai peur de cet homme que je ne connais pas, je voudrai que ma mère vienne avec moi, mais elle ne veut pas. pourquoi me laisse-t-elle seule avec cet homme, je ne veux pas y aller, s'il vous plait, je ne veux pas. Mais l'homme prend une voix douce et me désigne un énorme paquet. ma peur s'échappe, la tentation est trop grande.

le scénario se répète ainsi plusieurs fois. chacun mesure le nombre de paquets qu'il peut avoir.

tout le monde voudrait ouvrir ses paquets tout de suite, mais c'est interdit par le père noel nous dit-on. En fait, c'est juste un désir adulte de ne pas mettre la pagaille alors que la distribution n'est pas encore finie.

La fin approche. la hotte est vide. Nous nous réunissons autour du père noel pour entonner "petit papa noel", c'est une tradition chez nous, peut-etre aussi ancienne que la chanson. le père noel quitte la place.

les enfants se ruent sur leurs paquets, joujoux à profusion,gadgets en tout genre. les boites se mélangent aux jouets et deviennent elles-memes jeu. je suis émerveillée par ce que m'a offert le père noel...quand est le prochain noel pour qu'on recommence ?

quand je pense que ce père noel en cette année 1977 n'était autre que mon père ...

Joyeux noel à tous.

vendredi, décembre 8 2006

El enfoiros

Je croyais avoir perdu ce post dans les méandres de 20six...le revoilà. Il y a quelques temps, je vous avais parlé d'el enfoiros, voici le fameux post de 20six qui parlait de lui à l'époque.

"C'était le troisième week end que je passais seule. Il partait le samedi matin et ne rentrait que le dimanche au mieux en début de journée, au pire en fin de soirée.Ce jour-là, il m'avait promis de rentrer tôt. Il n'est arrivé qu'après 14h. J'avais la mine défaite, je n'ai pas dit un mot. je commançai à préparer le repas, mais je n'ai pas pu continuer, les larmes me brouillaient la vue. je me suis eclipsée dans la chambre, il n'a pas dit un mot, il n'est pas venu me voir, il m'a laissé comme ça, dans ma souffrance. Il a juste terminé le repas. Je n'ai pas pu manger, j'avais la gorge nouée.

Il m'a demandé ce qui n'allait pas, je n'ai pas su répondre.comme s'il ne le savait pas. je me suis assise dans le couloir à même le sol et je regardais par la fenêtre ou plutôt dans le vide. Mes pensées s'évadaient, qu'avait-il fait ce jour-là ? cette nuit-là ? et les autres où il était si souvent absent ?

il vint auprès de moi et me dit qu'il ne savait pas s'il voulait qu'on continue. Je ne comprenais pas ce qu'il disait. Ses mots glissaient sur moi. pourquoi ? pourquoi me fait-il ça ?

Ce jour-là, il devait déménager sa chambre et je devais l'aider car bibi a une voiture. J'y suis allée, je l'ai accompagné. J'ai pleuré, je ne pouvais pas conduire.

Arrivé chez lui, il m'a pris dans ses bras et une étreinte en amenant une autre ... Je sentais son odeur, mais j'en cherchais une autre. Je suis sure qu'il ne portait pas que son odeur ce jour-là. Je ne sais pas pourquoi, mais je le savais. Cet acte d'amour ne représentait rien pour lui, il a continué ensuite son déménagement, sans dire un mot, en me laissant là, comme ça, meurtrie. J'avais envie qu'on m'arrache le coeur, je ne voulais plus qu'il me fasse mal.

De retour chez moi, il est reparti, un apéro avec SES amis que je ne connaissais pas, avec CETTE fille.

Je suis passée chez lui le lendemain matin, une envie impossible à réprimer. Je savais qu'il avait besoin de gel douche et d'autre chose, je voulais lui rendre service. Quand je suis arrivée, je l'ai réveillé, il m'a accueilli sur le pas de la porte, quelqu'un était avec lui. Il m'a toujours dit que ce n'était qu'une copine qu'il n'y aurait jamais rien avec elle. J'étais abasourdie, mais je n'ai rien dit.

On est allé mangé ensemble le midi, chez lui. Il ne savait pas comment soulager ma peine, il se sentait coupable. En arrivant au boulot, il m'a avoué qu'il m'avait trompée. Il m'a dit qu'il avait juste embrassé quelqu'un, mais pas CETTE nana. ça n'aurait duré qu'une soirée.foutaise.

Je ne supporte pas le mensonge, je crois que c'est ce que je pardonne le moins."

Si vous avez lu cette histoire jusqu'au bout, je peux vous 'lavouer maintenant, ne cherchez plus la musique du trailer de heroes que j'ai mis en ligne il y a quelques jours, vous la trouverez dans le post-it, :)

jeudi, novembre 9 2006

Le divorce

Je devais avoir 14 ans. Ce n'est pas ce qu'on appelle le meilleur âge. Je n'ai pas vraiment fait de crise d'adolescence, juste des petites crises deci delà, toujours pour des broutilles, j'énoncerai peut-être quelques anecdotes à l'occase.

Les hormones, ça fout le bordel, c'est bien connu.

J'étais en 4ème, je débutais l'année scolaire. Ou alors, l'ai-je su pendant les grandes vacances, je ne sais plus très bien. Ce jour-là m'a surement marqué, plus peut-être que ce que mes parents pensent ou ce dont je suis consciente. Je me souviens que mon père n'était pas là. Je crois qu'il travaillait, c'est un peu ça les horaires de vendeurs. On était réuni toutes les 3 dans la salle à manger, ma mère devait nous annoncer quelque chose. Est-ce que ça a été formel, nous a-t-elle réuni en nous lançant la phrase à ne jamais dire à quelq'un :" J'ai à vous parler", je ne sais même plus, mais la nouvelle est tombée comme ça, tout d'un coup ce jour-là.

"votre père et moi allons nous séparer, il partira habiter chez bonne maman dimanche".

Je ne sais pas si elle a dit autre chose, je ne sais même plus si c'est exactement ce qu'elle a dit, à ce moment-là, je n'ai pensé qu'à une chose :"c'est une blague". Il faut se replacer dans le contexte, combien y-avait-il de gamins dans ma classe dont les parents avaient divorcé ? aucun, nous sommes en 1988, pas si loin, et pourtant, on a déjà l'impression que c'est une autre époque. Pas de game boy, pas d'internet, pas de portable et bioman à la télévision.

Quand elle nous a annoncé ça, j'ai vraiment cru qu'elle plaisantait, je ne sais pas si je lui ai dit clairement ce jour-là, en tout cas, ma réaction est encore ancrée dans ma mémoire, comme si je l'avais vraiment dit. je suis montée dans ma chambre et j'ai pleuré. combien de temps ? ai-je vu mon père ensuite ce soir-là ? lui ai-je caché mes larmes ? aucun souvenir de cela. Par contre, quand il a déménagé, ça je m'en souviens, je lui ai piqué une chemise. ça peut ressembler à de la névrose, mais j'avais besoin d'avoir son odeur près de moi. Etrange, ça ressemble aux gamins qui ont besoin de leur doudou.

J'ai eu vraiment la honte quand un jour, il m'a demandé s'il pouvait récupérer sa chemise, car il en avait besoin pour travailler, je suis devenue écarlate. Je crois que j'ai eu autre chose à la place...mais ce n'était pas la chemise que j'avais prise, rien à voir, mais la tristesse était un peu passée, ça n'avait plus la même importance.

Je m'interroge souvent sur cet événement et la façon dont j'ai pu gérer mes relations amoureuses.

Ln et l'art d'analyser tout ce qu'elle a pu faire et qui reste attachée à la nostalgie...

mercredi, mars 29 2006

scaramouche

Je ne suis pas forcément douée pour trouver des pseudos bidons à mes anciennes connaissances, donc ils peuvent paraître complétement farfelus, mais tant pis, je n'ai pas assez d'imagination pour inventer des noms et en plus m'en souvenir...La preuve, me souviens plus de celui employé lors de ma dernière aventure meetic racontée ici...une ti retour arrière... Donc j'avais un peu, beaucoup été vache avec ce pauvre titus et j'étais ressortie avec yannis. j'étais plutôt de bonne humeur à cette soirée et assez confiante. ça donne tout de suite un certain charme, la confiance en soi, une aura. (j'en ai encore ??). Bref, j'avais aussi pas mal discuté avec un mec que j'appellerai scaramouche, la conversation est assez conviviale et sympa...enfin, c'est ce que j'en avais pensé. les jours suivants, j'ai continué à discuter avec scaramouche sur le chat, tout se passait plutôt bien, mais j'étais déjà avec yannis, donc je n'avais rien envie d'entreprendre. Sauf que...bizarrement, yannis par le biais du chat a donné mon numéro de téléphone à scaramouche et lui a donné son aval pour me draguer ouvertement...yannis me larguait 3 jours plus tard...mais pas de surprise. Un mec qui donne l'autorisation à un autre de te contacter voire plus, y'a anguille sous roche, je ne suis quand même pas complètement idiote. bref, rancoeur avalée, je re-rencontre scaramouche, nous nous promenons quelques heures du côté d'opéra, haussmann, malgré le froid, nous passons un moment sympatique. Nous prenons même un délicieux chocolat tous les deux pour nous réchauffer. Il y a une bonne entente, mais je ne sais pas encore si ça va aller plus loin, j'ai quelques doutes, un sentiment d'insécurité inexplicable. Nous nous quittons sans bisous, amicalement, mais je sens qu'il en attend plus que moi...nous nous disons que nous nous reverrons bientôt...je me sens toute chose à la décision que je vais devoir prendre, construire ou non une relation avec lui. Le lendemain, je farniente chez moi et passe la matinée au téléphone avec un autre chatteur de lyon, forfait millénium oblige, les heures passent à une vitesse folle quand on discute tous les deux. Mon portable sonne, c'est dimanche, il est midi. Je ne décroche pas, j'ai horreur de prendre plusieurs appels en même temps, je trouve ça d'une extrème impolitesse. 2 minutes plus tard, le téléphone sonne à nouveau, je ne décroche toujours pas, je sais que c'est scaramouche, mais rien n'y fait.15 minutes, 30 minutes plus tard, même scénario. Je finis par raccrocher de mon autre appel et je découvre stupéfaite sur mon répondeur que scaramouche attend depuis 35 minutes dans sa voiture devant chez moi que je lui ouvre...il a soi disant oublié son encens dans mon sac (ce qui reste vrai)...une excuse pour venir me voir. Sauf que fatale erreur pour lui, j'ai horreur qu'on débarque chez moi à l'improviste, d'autant plus quand je vivais seule...bordélique reconnue et invétérée, de façon assez contradictoire, je n'apprécie pas que quelqu'un débarque dans mon bordel. bref, je finis par lui ouvrir, lui donne son encens. Il sent l'accueil plus que froid, je n'ai qu'une hate, qu'il se casse de chez moi..ce qu'il fait assez vite. Par la suite, je l'ai eu souvent au téléphone, trop souvent...tellement souvent que j'ai fini par zapper ses appels. Il me mettait des messages pleurnichant pour me voir ou pour que je décroche...j'étais tombée sur le harceleur de service....(j'ai eu ce role un jour mais cela est une autre histoire)...bref, à écouter ma voix sur mon répondeur, il a fini par se lasser et moi enfin débarassée...quelle bonne idée j'ai eu de ne pas répondre à ses intentions.

mardi, février 28 2006

mini austin et grosse s...

Après ma déception avec antoine, je n'avais qu'une envie, me raccrocher à n'importe quel mec pour me prouver que j'étais attirante et charmante. Ma victime s'appelle titus. Il a mon âge. Après ma mésaventure, je le prends pour cible, nous commençons à beaucoup chatter sur maxichat. Sa photo n'a pas l'air désagréable. On peut pas dire que c'est un canon, mas il rentre dans les critères des "potentiels".
Je n'ai pas de liste prédéfinie de ce qui rentre dans mes critères ou pas, c'est juste une question de goût et de feeling.
Nous discutons quelques temps, nous nous échangeons nos numéros de téléphone. Les coups de fil s'en suivent. Il n'a rien à voir avec antoine. titus traîne un méchant accent du sud, mes oreilles peu entraînées ont un peu de mal à s'habituer.Je suis loin d'être fan des accents, ce genre de truc ne me charme pas du tout...au contraire. Comme je suis en position open, je décide de passer outre ce petit inconvénient. Il est plutôt sympa même si je sens qu'il n'y a que moi qui fais la conversation. On verra ce que donnera la suite, mais ce n'est pas du meilleur présage. Je m'emballe un peu, je suis seule et j'en ai un peu marre de cette situation.Pour donner de la facilité, titus vient du sud...il n'y a que quelque 800 kilomètres entre nous.
Quelques temps plus tard, je reçois d'autres photos et là, c'est le choc...il ne me plaît pas du tout.
J'ai envie de passer outre, je me dis que si psychologiquement il me plaît, le reste n'a pas d'importance. Après tout, je suis loin de n'être sortie qu'avec des canons. Le charme est d'autant plus important. Sur la photo, difficile de dire s'il en dégage.
Quelques temps passent, une réunion de chatteur à paris se profile à l'horizon. Titus m'annonce sa venue, moi, un peu inconsciente, je lui propose de l'héberger.
Le jour j arrive, je vais le chercher à la gare. Je le reconnais, je me dis que c'est impossible, je ne pourrais jamais avoir d'histoire avec lui. Je ne sais pas si avec nos conversations téléphoniques, je ne lui ai pas donné de faux espoirs, mais en tout cas, je ne peux pas, impossible. Il reste malgré tout très sympa, nous nous promenons dans paris, mais j'en n'ai pas vraiment envie, j'ai surtout pas envie de partager ce genre de moment avec lui.
Nous nous préparons pour la soirée qui se passe dans un bar du coté de pigalle, il y a comme une excitation dans l'air. Contrairement aux réunions de bloggeurs, je suis très à l'aise dans cette assemblée.Je suis jeune, pas trop mal et je suis assez confiante pour plaire.Cette soirée est sous le signe de la séduction et je me contrefous littérallement de ce que peut penser titus, j'ai envie de m'amuser.
J'avais emmener une copine ce soir-là, elle est restée discuter avec titus et d'autres personnes, tandis que moi, je naviguais de tables en tables.Là bas, je rencontre scarlabe (dont je parlerais la prochaine fois), il est plutôt séduisant et sympa, mais je discute peu avec lui. Dans ma ligne de mire, yannis. Yannis est un ex, on est déjà sorti ensemble, je l'ai lourdé pour une raison pas très justifiée, je me dis que je pourrais lui redonner sa chance. On se tourne autour et je finis dans ses bras et sur sa bouche. Je n'ai absolument pas pensé à titus à ce moment-là. La seule excuse pour moi est que yannis est un ex, alors j'ai le droit. Avec le recul, je me dis que j'ai vraiment agi comme une s....., titus venait pour moi et moi j'embrasse quelqu'un d'autre devant son nez....

lundi, février 20 2006

Maxichat et mi-rateau

Avant d'attérir sur meetic, j'ai beaucoup chatté.ça a commencé en 1999 pour ne s'arrêter qu'au moment où j'ai trouvé une certaine stabilité affective. Je passais énormément de temps sur ce chat. Je rentrais chez moi, je me connectais, j'avais un creux dans mon emploi du temps, on me retrouvait sur le chat, une vraie maladie. Ce chat n'était pas dédié aux rencontres amoureuses, c'était plutôt une communauté, mais on pouvait y faire des rencontres plutôt sympa.

A une époque je chattais beaucoup avec un mec plutôt pas mal d'après sa photo. On l'appellera antoine. Avec antoine, nous avions énormément de points communs, tant par les goûts que par le caractère, j'avais l'impression que nous étions fait dans le même moule. Il m'en fallait pas plus pour être complétement emballée. Quand je l'ai eu au téléphone, la sensation était toujours la même, j'avais déjà le coeur qui battait la chamade.

Quand on débute dans le chat, on oublie souvent de se blinder, on s'emballe très vite.
Cet emballement me semblait pourtant justifié.

Antoine habitait en alsace. Paris-strasbourg, c'est pas vraiment à coté...mais j'avais très envie de faire des concessions alors que nous nous étions même pas rencontrés. Lui restait réticent à cette distance.
Le jour j arriva, il devait passer par paris quelques heures avant d'aller en normandie, passer le we là-bas, puis repasser par paris et peut-etre rester un peu...c'était selon...
Nous nous sommes donc rencontrés. Il est arrivé gare de l'est (ce qui parait logique). Je l'ai quasiment reconnue de suite (j'ai du mal parfois à reconnaitre les gens avec une simple photo). Il est toujours aussi mignon, cool sans être négligé, bref, physiquement, c'est mon idéal masculin. MOi, j'avais mis un petit décolleté...pas que je sois moche, mais aider un peu le naturel n'a jamais fait de mal, tant que ce n'est pas vulgaire.
On avait 2h à nous avant son départ pour la normandie. Nous avons beaucoup parlé, pas de temps mort, nous avons fait quelques allusions sur une suite entre nous, puis je l'ai accompagné gare st lazare.
Je sentais que le feeling était vraiment bien passé entre nous.Et je ne m'étais pas trompée.
Quelques temps après, je reçois un sms tout gentil disant qu'il espérait qu'on se verrait à son retour et que peut-etre il resterait un peu.
ça me faisait un peu flipper, car rester un peu impliquait qu'il allait séjourner chez moi et que...bref, me voilà toute retournée et stressée. Le week end passe, j'attends qu'il me dise ce qu'il a décidé. Dans mes moments de stress, j'ai tendance à harceler de texto la personne espérée...ça fait peur. Arrive le lundi sans que je n'ai quasi aucune nouvelle de lui le week end.Le lundi, le téléphone sonne enfin. Il m'annonce qu'il ne fera que passer à paris, il a réfléchi, il ne se voit pas gérer la distance...moi, je pense que je l'ai exaspéré avec mon enthousiasme.
On décide de se voir néanmoins entre ses deux trains. à peine 1 heure.
Mon coté exaspérant a dû disparaître entre temps, on passe un bon moment. Viens le moment fatidique où il monte dans le train, nous nous faisons la bise, mais il me semble qu'il attendait autre chose...je ne suis pas sûre d'avoir compris. Si on ne me met pas les choses devant le nez, en général, je ne vois rien du tout. Je suis un peu triste, mais tant pis, une page est tournée. Je rentre chez moi, je reçois un sms :"tu sais, je voulais t'embrasser, si t'avais voulu, je serais resté"...suis-je passé à côté d'une histoire ?

Avec le recul, je me dis que non, après quelques chats supplémentaires, je me suis rendue compte qu'il était plutôt instable sentimentalement parlant et enclain au saturnisme (ce qui m'arrive aussi)...j'avais pas besoin de ma copie conforme...

lundi, février 13 2006

Le petit brun avec des mocassins beiges

Nouvelle catégorie, mes rencontres meeticiennes ou chattiennes...délectez-vous c'est souvent folklorique.

Je ne me souviens plus très bien du contexte de cette rencontre. On avait surement dû chatter quelques temps sur meetic, puis nous nous étions échangés nos numéros de téléphone et avions discuté. Le téléphone, c'est normalement le test pour moi, si la voix, le style ne me plait pas, je laisse tomber la rencontre, c'est sans appel. Mais cette fois, peut-etre par ras le bol d'être seule, j'ai accepté la rencontre. Pourtant, j'avais déjà flairé que le coco ne me plairait pas. Que pensez-vous d'un mec qui dit chanter très bien qui vous pousse la chansonnette pendant au moins 5 bonnes minutes au téléphone. Que pensez-vous d'un mec qui vous dit qu'il est important qu'une femme sache accomplir des tâches ménagères ?
Il insiste lourdement pour qu'on se rencontre. Pour lui faire plaisir, je lui propose un déjeuner. Ma proposition n'est pas innocente, je travaille ce jour-là et je sais que ce déjeuner sera rapide et que je n'aurais à le supporter qu'une petite heure. J'aurais ainsi fait ma BA.
Nous nous donnons rendez-vous à péreire à paris. Il arrive vétu d'un costard rayé sombre et de chaussures beiges, il ne lui manquait plus que le borsalino et il aurait pu jouer dans un film américain traitant de la prohibition. Premier effet, complétement rédibitoire. Ce n'est pas que je m'attache à un style vestimentaire, mais cette fois-là, c'était un peu too much pour moi.
Nous nous installons dans un petit resto du coin, il me parle de son boulot, où il excelle, il est conseiller financier. Un pro du boulot, je n'aime pas non plus...enfin, je n'aime surtout pas les vantards.
Il me parle ensuite de sa façon de voir sa relation avec les femmes...J'aurai dû savoir qu'avec son style italien, il n'y avait pas que l'habit qui faisait le moine. Je n'avais jamais rencontré pire macho de ma vie, le pire, c'est que je l'avais détecté au bout de 5 minutes de téléphone.
d'après mon souvenir, j'ai peu parlé à ce repas, je n'avais qu'une envie me casser...ou lui casser la figure, au choix. Nous avons quitté le resto (je crois qu'il m'a offert le repas...macho oblige), arrivé au métro, il me demande si on peut se revoir, je prétexte mille choses à faire...je crois qu'il a compris.
Quelques jours plus tard, je reviens sur meetic lui parler, histoire de pas faire ma s....Je lui demande comment il va, bla bla bla, et là, il me sort qu'il a déjà trouvé une copine et donc me dit adieu. J'ai été très surprise, je ne savais pas que trouver quelqu'un impliquait de couper les ponts. Mais bon, de toute manière, j'avoue que ce n'était pas une grosse perte, je n'en aurais de toute manière pas fait mon ami.

jeudi, avril 14 2005

Le commencement de l'histoire entre Doudou et Ln

Cela fait 2 ans que nous nous sommes rencontrés sans avoir vraiment souvenir l'un de l'autre. J'avoue qu'à l'époque, j'étais avec el enfoiros et que je n'aurai eu de regard pour personne d'autre.

Cet été, nous sommes partis en Espagne, nous avons appris à nous connaître. Bien sûr pendant ces deux ans, nous nous sommes revus, bien sûr nous avons partagé des soirées et des cinémas, mais jamais nous n'avons pris le temps de parler, de se découvrir.

En espagne, tout était différent. D'abord nous ne sommes partis qu'à 4-5, ça favorise le dialogue. Ensuite, nous nous sommes retrouvés seuls plusieurs fois...l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

A partir du 4ème jour, mon regard sur lui a changé, je n'avais plus envie de le voir comme un copain, j'avais envie d'autre chose et ce n'était pas seulement parce que je n'en pouvais plus d'être célibataire. A partir de ce moment-là, je l'ai dragué presque ouvertement...exemple de ma lourdeur : "y'a quelqu'un qui peut me passer de la crème?" , "j'ai foid, ;-( " etc...etc, je cherchais tous les contacts possibles pour que lui ai le déclic.

J'ai bien ramé, la fin des vacances arrivaient, je ne voyais rien venir, je commençais à m'impatienter d'autant qu'il n'avait pas l'air si indifférent que cela. J'étais prête à abandonner. Sur le chemin du retour, je continuais mes avances, il s'était mis à me fixer. je rougissais, ça semblait gagné. Je suis rentrée chez moi, toujours rien...jusqu'à ce qu'il me dise qu'il aimerait bien qu'on se voit le lendemain pour discuter.

Le lendemain, nous nous sommes retrouvés au parc monceau à la nuit tombée. J'étais très intimidée. Nous avons parlé de tout et de rien sans en venir au fait...jusqu'à...ce qu'il lance le sujet, il m'a tout balancé, tout dit sur les raisons de sa non action pendant les vacances, sur ses sentiments...il a fini ensuite par m'embrasser et nous sommes restés là comme ça dans les bras l'un de l'autre.

J'avoue que je ne savais plus où j'en étais. J'étais contente et en même temps stressée car je savais que ce ne serait pas une histoire juste comme ça, qu'il y avait comme un engagement mutuel. Et j'avais peur de cela, plus l'habitude sans doute. Je déteste les premiers jours d'une relation. Je me sens tellement mal dans ces moments-là que j'ai envie de tout balancer pour que cette tension s'arrête.Mais cette fois, j'ai tenu...et ça fait plus de 7 mois que ça dure.

comme on dit : pourvu que ça dure, :-D

mercredi, juin 16 2004

Rencontre surprenante

j'ai entre 7 et 10 ans, comme régulièrement, mes parents me donnent de l'argent pour aller faire des courses à la superette qui doit se trouver à une centaine de mètres. Le chemin est facile, mes parents ne prennent pas beaucoup de risques. chemin faisant, je croise une fille d'à peu près mon âge. Elle commence à discuter avec moi, je fais de même. Soudain, alors que je suis presque arrivée, elle me menace et me dit de lui donner mon porte-monnaie. Je n'ai pas peur, inconscience de l'âge sans doute. Je ne veux pas, elle insiste. Un homme passe à ce moment-là et demande ce qu'il se passe, je ne réponds pas. Par contre, la fille s'en va. Je ne vais pas à la supérette, je suis un peu retournée, je file directement chez mes parents. J'explique la situation, mon père décide d'aller voir les parents de la jeune fille, je viens avec lui afin de la reconnaitre. explication aux parents qui évidemment couvrent leur gamine. Je dois reconnaitre la fille en question, elle portait une robe rouge au moment des faits. La jeune fille qu'on me présente porte une robe bleue, elle a dû se changer. Je suis quasiment incapable de la reconnaitre. Les parents ne démordent pas, on laisse tomber. Je fais un bien mauvais témoin.

Parfois j'y pense en me reportant dans un autre lieu, à l'époque actuelle. la petite fille aurait peut-etre eu un canif sur elle et ses parents auraient pu mal se comporter avec mon père. En 2004, aurait-il été bon de se comporter comme je l'ai fait il y a 20 ans ?

samedi, mai 29 2004

Perversion

Tous les jours je prenais le même chemin pour revenir du collège, tous les jours je passais devant cette ancienne épicerie. la fenêtre était basse, la porte sans allure, sans cachet, la peinture des murs s'écaillait. C'était une belle fin d'après midi, il faisait beau, je portais un jean et un simple t-shirt, large, comme peuvent en porter les adolescents de l'époque. Comme d'habitude, je passe devant cette maison. Ce jour-là, un homme est en train de repeindre la façade d'une couleur aussi criarde que l'ancienne peinture. J'appelle d'ailleurs cette couleur "bleu canard". Cet homme doit avoir une quarantaine d'année, il n'est pas très grand, porte des vétements qui se prêtent à sa tâche, une moustache blonde, les cheveux hirsutes, il ne paie pas de mine. En passant, je lui adresse un bonjour et me demande en retour comment je trouve la nouvelle peinture. Je réponds poliement pour ne pas le vexer. Il s'approche ensuite de moi et m'entoure de son bras et me demande si je ne veux pas aller boire un verre avec lui. Etonnée, je balbutie quelques mots et m'en vais.

Avec le recul, je me dis que les informations ne nous tanaient pas encore les oreilles avec ce qu'il peut se passer dehors mais qu'apparemment, ce genre de vice existait déjà. Je me dis aussi que j'aurai pu tomber sur pire, mais malgré tout j'ai quand même eu peur.

Je ne suis plus passée par cet endroit pendant un long moment. Bizarrement, cet éisode reste gravé...je n'avais que 14 ans.

mercredi, mai 19 2004

Spiritisme

Août 1993, nous avions discuté tous les quatre de la possibilité de faire une scéance de spiritisme. Ce n'était pas la première fois pour moi, cela faisait déjà 3 ans que je pratiquais cette discipline.

Nous avons installé la table et sur la table, le couvercle de la glacière. Faire du spiritisme en plein jour, en plein air dans un camping semble un peu insolite, mais je savais que quel que soit le contexte extérieur, peu importait, ça fonctionnait.

Nous avons pris un verre, découper deux papiers, l'un avec l'inscription oui, l'autre non. Première étape, retourner le verre et invoquer un esprit.

Au bout de quelques minutes, nous sentons le verre frémir. étonnement de mes comparses, chacun jauge l'autre pour apercevoir quelque malveillance de l'un ou de l'autre. Tout le monde a l'air correct. Invocation de nouveau, puis question, le verre tangue de droite à gauche, tantôt vers le oui, tantôt vers le non. Nous posons des questions sur l'avenir, erreur, les réponses sont déconcertantes et désespérantes. Un e question arrive : qui est cette personne ? On ne la connait pas, mais elle connait ma grand-mère décédéé quelques années auparavant. Un coup d'oeil sur la toile de tente, l'impression d'apercevoir une ombre. La peur nous gagne, deux des protagonistes lachent le verre. Quand bien même, je continue avec un autre camarade, nous ne sommes que deux. Nos doigts sont si proches l'un de l'autre qu'il est impossible qu'il y ait tricherie. Le verre va très vite, il glisse très vite, nous avons de la peine à garder les doigts sur le verre. C'est très impressionnant et nous plonge dans une sorte d'état de transe. c'est vraiment destabilisant. depuis ce jour, je n'ai plus jamais fait de spiritisme.

Peut-etre que je n'en avais plus besoin.

alors, je ne dirai pas que le spiritisme existe vraiment, que nous avons invoqué quelqu'un, mais qu'il y a une force quelconque...quelle est-elle restera une question sans réponse.

Votez pour moi, je suis à la traine...comment pouvez-vous voter pour quelqu'un qui n'a pas écrit depuis mi-mai ?

lundi, mai 3 2004

Et c'est le drame

3 mai 2003. ça fait tout juste un an que cet événement a marqué ma vie.Autoroute A2 entre Valenciennes et Lille. Nous nous rendons à la projection de XMEN2 dans la super salle de Lomme, Le kinépolis. Il fallait que la salle soit à la hauteur du film que j'attendais depuis longtemps.

Nous sommes 4 dans la voiture, ma plus jeune soeur, son copain, el enfoiros (voir notes précédentes) et moi. Je roule vite. Moins vite qu'à l'accoutumée puisque je roule à 140km/h. La route est sèche, libre et à perte de vue. rien, tout va bien. L'auto-radio est allumé, c'est KA CHING qui est en train de passer. La qualité du son est mauvaise, surement un problème de compression Mp3. El enfoiros essaie de résoudre le problème, mais est impuissant. Je décide de bidouiller les boutons à mon tour. Erreur, ma voiture se dirige ostansiblement vers la rembarde de sécurité en béton. et là, c'est le drame.

Je perds le contrôle de mon véhicule et je fais un tête à queue. Bizarrement, j'ai tout laché, pédales, volant, tout, mais je ne m'en souviens pas. ma voiture se trouve maintenant à 90 degrés par rapport à la route, elle se dirige vers les rembardes de sécurité à droite de la route, nous percutons une première fois la rembarde sur le coté droit de la voiture. La 306 fait un demi tour et percute de nouveau la rembarde sur l'arrière, nouveau demi-tour, el enfoiros prend le volant pour qu'on ne retourne pas au milieu de l'autoroute, il me demande de débrailler pour qu'on ne cale pas. Je ne m'en souviens pas. la voiture percute une dernière fois la rembarde, nous voyons arrivés le choc, personne n'a peur, c'est très bizarre. aucun choc, rien, aucune secousse. premier réflexe, regarder derrrière si tout le monde va bien. Rien, personne n'a rien, je me suis juste cassé un ongle avec le retour du volant et j'ai un trou de mémoire entre le début et la fin de l'accident.

Je ne sais pas s'il y a une dieu, mais on peut dire que ce jour-là, nous étions comme protégés :

- aucune voiture n'est passé au moment de l'accident alors que j'ai traversé les deux voies ;

- nous nous sommes arrêtés dans le sens de la route et sans quasi aucun choc ;

- nous étions arrété dans une voie d'accélération donc plus large qu'une bande d'arrêt d'urgence ;

- je n'ai eu aucun réflexe ce qui fut bienheureux car le copain de ma soeur n'avait pas de ceinture, imaginez le carnage si j'avais freiné ;

- je 'nai eu qu'un ongle cassé (j'ai eu mal pendant 3 jours) ;

-quelqu'un a appelé les flics donc pas besoin de se déplacer vers une borne d'appel.

ça fait beaucoup de chance pour un accident sur une autoroute à 140 km/h, non ?

bon, j'ai perdu du bonus, mais qu'est-ce que de la taule cassée (4000 euros de frais).

Je suis quand même allée voir XMEN2 3 jours plus tard, mais maintenant, j'ai beaucoup de mal à dépasser els 120km/h sur l'autoroute...

samedi, mars 6 2004

En 1989

1989, les rues fleurent bon les festivités. Les préparatifs des fêtes du bicentenaire de la révolution battent leur plein. L'animation est palpable dans les rues de cette ville du nord. Mais ces fêtes n'ont aucune importance dans ce récit, c'est juste une situation de contexte, juste pour savoir l'époque, l'atmosphère qui se dégage à ce moment précis de l'histoire.

Au théatre ce soir, concours de poésie. c'est chose courante dans cette région de faire réciter des enfants afin d'évaluer leur talent d'orateur et d'interprétation. Qui gagne ce concours, là encore ça n'a aucune importance. Par contre, au théatre ce soir, une mère est assise dans l'ombre. Elle porte des lunettes de soleil. On a beau être en Juin, on n'en est pas moins à l'intérieur d'un théatre et dehors, il fait presque nuit. Ce détail ne frappe pas spécialement cette adolescente de 15 ans. Pourtant, c'est sa mère. Elle est beaucoup plus préoccupée par la prestation de sa petite soeur à ce concours.gagnera, gagnera pas. Encore une fois, ça n'a pas d'importance, cette anecdote a été oubliée depuis longtemps au moment même où le concours s'est terminé certainement.Les filles et leur mère rentrent chez elle comme si rien n'était arrivé, juste une soirée sympathique en famille.

fin du premier acte.

Parc des expos à Lille, le lendemain. Un brouhaha incessant monte, des voix jeunes et insouciantes, des prises de connaissances, des moqueries d'adolescents, et des répétitions toute la journée en vue du concert qui aura lieu le soir même. Un millier de collégiens sont rassemblés ce 21 juin 1989. c'est énorme, l'euphorie est à son comble. La fille de 15 ans n'a jamais connu une telle excitation, envie de courir partout, de s'envoler, la joie est palpable. Le thême de la soirée est :"les chants révolutionnaires", normal pour fêter le bicentennaire.

La salle de concert se remplit, la tension monte. Pas vraiment de trac, une fausse note sera facilement noyée dans ce millier de voix.le droit à l'erreur est permis.Lumière, le concert commence, ah ça ira, à la guillotine, liberté... Pour surprendre le public, les collégiens arborent même un joli bonnet phrygien rouge et ils entonent la chanson en son honneur en balançant leur corps de gauche à droite dans une harmonie quasi parfaite.

La mère aux lunettes noires de la veille a filmé tout le concert, cette soirée restera gravée à jamais sur la pellicule et dans les mémoires. On ne connait pas son état d'esprit, on ne la voit même pas. Le public est trop nombreux, elle est noyée dans la masse.

L'adolescente ne repart pas avec sa mère ce soir-là, elle préfère continuer la soirée dans le bus avec ses camarades de chants pour entonner des chansons qui n'ont plus rien de révolutionnaires.

Fin du deuxième acte.

Le bus s'arrête devant le collège, des parents attendent impatiemment leurs enfants. La mère de l'adolescente est dans sa voiture, elle attend. Elle porte encore ses lunettes noires. L'adolescente demande si une jeune fille peut etre raccompagnée. La mère n'est pas satisfaite, mais elle cède néanmoins en lui disant que c'est pas vraiment le bon jour, mais qu'elle la raménerait chez elle néanmoins. Elle ajoute ensuite ces simples mots :" c'est fini' ". Bizarrement ces mots qui peuvent paraitre vide de sens pour une personne extérieure à la famille sont de suite compris par l'adolescente. Elle monte dans la voiture et ne dit plus rien, elle attend. Elle attend le moment où sa camarade descendra de voiture. Ouf, ça y est, elle se laisse soudain aller aux larmes, aux sanglots, cette soirée vire au cauchemar. cette nouvelle devait bien tomber un jour...ce fut ce jour. La mère de l'adolescente avait gardé le secret toute la soirée de la veille et le jour du concert pour que sa fille passe une bonne journée.Mais, le secret ne pouvait pas être gardé plus longtemps, une douleur aussi vive devait être partagée...La mère de la dame aux lunettes noires venaient de décéder, sa grand mère venait de mourir.

Fin du troisième acte

Même des années après, cette douleur persiste toujours . Elle s'est atténuée, mais dans les moments de solitudes, de tristesse, l'adolescente devenue adulte se souvient de ce jour, elle se rappelle de ce qu'on peut ressentir quand on perd un être cher, elle a peur que ça recommence, elle se met à la place des personnes endeuillées, et elle pleure.

Fin de l'histoire.

jeudi, janvier 22 2004

En revenant de...



Une petite fille d'environ une dizaine d'années revient un dimanche tranquillement de la messe avec sa copine. Ce n'est pas qu'elle soit particulièrement croyante, mais c'est un peu l'usage d'aller au catéchisme, de faire sa communion et donc d'aller à l'église pour faire son éducation religieuse.

Il fait froid ce jour-là. Sur le sol, une fine couche de neige qui s'épaissit peu à peu.

La fillette et sa copine trainent un peu en chemin, elles harpentent les rues piétonnes. Elles ont du temps, après tout c'est dimanche et quelques minutes de retard n'auront pas trop de conséquences.

Elles traversent la grand rue de leur ville, puis arrivent sur la Grand Place. De nouvelles fontaines ont été construites très récemment et sont tout juste terminées. Un nouveau terrain de jeux s'offre à elle devant leurs yeux innocents.

La petite fille, plus hardie que sa copine, commence à escalader la fontaine, elle pense être sur une dalle en béton. Comme elle se trompe...

La glace cède soudain sous ses pieds. L'allure grise de l'eau gelée était trompeuse.

Elle a de l'eau jusque la taille, rien de grave, elle est juste trempée et il fait froid. Elle sort en larme de ce piège. La petite fille pense que ses parents seront très en colère.
Sa copine est aussi paniquée qu'elle. C'est si surprenant pour elles.

Elles ont encore 1 kilomètre à parcourir dans la neige. Elles ne trainent plus. faire vite, c'est tout ce à quoi elles pensent.

Elles arrivent devant un débit de tabac. La maman de la petite fille lui a demandé de faire une course pour elle. Elle a honte, elle ne veut pas entrer dans le magasin, c'est sa copine qui y va.

En sortant, la copine de la petite fille s'oublie d'émotion sur ses chaussures. Cette situation est cocasse, mais elles n'ont pas envie de rire. Plus que quelques mètres, la petite fille sonne à la porte de sa maison, sa copine rentre chez elle. Elle appréhende
la réaction de sa maman.

Surprise, la porte s'ouvre, la petite fille bredouille des explications et sa maman éclate de rire.
C'est vrai après tout, quelle idée de mettre les pieds dans une fontaine et quelle idée de s'oublier de trouille sur ces chaussures pour une histoire si peu importante ?



mardi, janvier 20 2004

La faucheuse

la faucheuse passe et tu trépasses
Ombre noire animée de sombres dessains
elle parcourt la vie à la recherche de sa proie.
Elle te trouve, le battement de ton coeur ralentit.
la faucheuse passe et tu trépasses.
tu t'accroches au fil de la vie.
ton coeur n'est plus que l'ombre de lui-meme
la faucheuse passe et tu trépasses.
un éclair de lumière au fond du couloir.
une pièce blanche, des voix sourdes.
plus rien.
la faucheuse passe et tu trépasses.
une horloge, une main tendue, un sourire.
les yeux ouverts, ton coeur revit.
la faucheuse passe et repassera.

mercredi, décembre 31 2003

Souvenir d'un 31

souvenir, 31 décembre 2002.

Ce jour-là, nous avions passé beaucoup de temps à discuter par mail.
Comme nous appartenons tous les deux à la même boite, c'était facile et
sans risque de se faire repérer par le controle général.
Nous nous sommes beaucoup amusés à nous titiller verbalement, et c'est
arrivé comme une provocation. Il m'a proposé de venir chez moi, comme
une blague. Je ne l'ai pas vraiment cru. Qui aurait le courage de gravir
6 étages comme ça, comme pour rire, sans raison ?
vers 17h (ou une autre heure, peu importe), j'ai reçu un appel de lui,
voulant l'adresse, le numéro de code de l'immeuble. Il allait venir,
comme ça, juste avant nos réveillons respectifs.
sonnerie, j'ai courru ouvrir. Je n'étais pas dans la tenue la plus
adéquate pour recevoir, j'éais en plein rangement, le réveillon ce
soir-là était chez moi. Discussion, hésitation, le trouble était
palapable.
1h plus tard, il était reparti. Malgré tout, nous pouvions sentir le
début d'une idylle. j'étais comme une adolescente, toute pertubée,
destabilisée, desaxée. L'idylle a commencé 2 jours plus tard...elle
n'aurait jamais du commencer...mais ne jamais regretter, c'est mon crédo.

Mais cette nuit commence une autre année, avec peut-etre pleins de
bonheur à partager. positivons, c'est comme ça qu'on continue à avancer,
:o)

Bonnes fêtes à tous et gros bisous.

vendredi, décembre 26 2003

O la que calor

un soleil rouge brule ma peau, l'atmosphère est chaude, étouffante. nous sommes en aout 1976. cet été-là est caniculaire. la mer, le ciel, la plage, les cocotiers, le cadre est idyllique. je sirotte un cocktail dans un transat un charmant jeune homme allongé à mes cotés. je suis au comble du bonheur. je souris, je ris meme sans me douter de ce qui va se passer dans quelques secondes, à quelques mètres de moi.je ne pense à rien. à quoi bon penser, après tout je suis en vacances. De longues vacances, sans soucis, sans stress, sans boulot, sans embouteillages, la vie telle qu'on voudrait qu'elle soit indéfiniment.

Ce moment se brise comme dans un souffle. un homme vient de s'écrouler à nos pieds, blessé, triste,désespéré. sa détresse est palpable, un mal-etre s'installe. Comment aider quelqu'un qu'on ne connait pas, le laisser se débrouiller seul? non, c'est impensable, quel genre d'êtres serions nous? mais veut-il seulement de notre aide? et d'où vient cet étrange désespoir? les hommes sont si peu aptes à pleurer.

une dose de courage et je brise ce silence pesant. je questionne l'homme en question: que lui est-il arrivé ? pourquoi est-il si triste? veut-il quelque chose pour soulager sa peine?

sonne le glas. cet homme vient de perdre son ame...il vient de la vendre au diable. pourquoi ce désespoir ? n'a-t-il pas demandé la félicité à belzebuth ? depuis quand lucifer rend-il les hommes heureux, à défaut de félicité, l'homme n'a obtenu que desarroi, et pour amenuiser sa peine incommensurable, il n'a que comme seul recours de faire du mal aux gens. J'aurai du voir ce regard vitreux...plus d'ame...ne dit-on pas que le regard est le reflet de l'ame ?...on ne voit plus rien..si juste de la tristesse chez cet homme.

Aux gens? cette phrase résonne dans ma tête...Nous nous trouvons sur son passage...que ne ferait-il pas pour échapper à son chatiment permanent? il est un sisyphe ou un prométhé. il veut échapper à son destin, c'est notre bourreau. La peur nous étreint comme dans un étau. quelle torture allons nous endurer? pitié, s'il vous plait...nonnnnn....

tout s'éteint, la plenitude, la joie, le bonheur. un instant, un éclair, nous ne sommes plus.

je me lève d'un bond, quel cauchemar...heureusement, rien n'est réel..mais..quel est cette douleur que je ressens au coeur?

vendredi, décembre 19 2003

Destin

la vie est ainsi faite que des bouleversements quotidiens peuvent alterer votre vision des choses...

cette journée fut particulierement bizarre et éprouvante pour moi, je n'en ressens pas encore le contre-coup, mais ça doit etre du à la fatigue...

cette journée devait etre festive, pour le départ d'un de nos collègues, on avait prévu un strip tease surprise d'une pro...l'arrivée était prévue à 21h. 20h 30 le collègue en question reçoit un coup de fil..ses parents lui annoncent la mort dans un accident de voiture de l'un de ses amis...

c'est la fin de cette journée qui restera gravée...la vie, la mort, après tout, ce n'est qu'une continuité...tout peut intervenir à tout moment et bouleverser nos vies.

je n'ai pas parler du reste de cette journée, à quoi bon..quelle importance au vu des événements ultérieurs. nous ne sommes que si peu de choses à coté de la détresse d'un ami.

profitons du moment présent, ce sera ptet le dernier.

dimanche, novembre 16 2003

Bonons

bonjour tout le monde,

je suis une éminente spécialiste ès bonbons; je reconnaitrai un bonbon haribo parmi 100.

<--Dragibus, :o)

Mais, j'ai une super question, les bonbons du weblog, ce sont des vrais bonbons qu'on nous distribue à la fin? parce que si c'est le cas, je veux bien en gagner un maximum, :o)

sans rire, à quoi servent les bonbons?

merci pour vos réponses, :o)